Vivonne : les surveillants exposent leurs revendications aux élus

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L'UD Unsa 86 apporte tout son soutien aux syndicalistes UFAP Unsa Justice et aux personnels en grève pour défendre leurs conditions de travail.

Blocage et discussions. C'est le menu du jour au centre pénitentiaire de Vivonne. Le "menu" du petit déjeuner, dès 6 h ce matin, c'était la reprise du blocage après une journée de pause hier. "Nous avons retardé la prise de service des collègues de jour d'une demi-heure et retardé l'entrée de la direction pour marquer notre mépris face à leur double langage", explique Jérôme Rivallin de l'Unsa Ufap Justice. Ce mouvement national a été lancé suite à des agressions de surveillants par des détenus radicalisés. Les personnels réclament plus de moyens. Ce sera le "menu" de ce midi, alors que les syndicats pénitentiaires ont invité les parlementaires et élus du département pour discuter de leurs problèmes. "Nous voulons les informer de la situation sur place et leur demander de peser dans les discussions", indique Cédric Bert, secrétaire local de l'Ufap. L'article 57 de la loi pénitentiaire concernant les fouilles à corps constitue un préalable indispensable pour les surveillants. Le régime des fouilles systématiques a été plusieurs fois condamné par la justice. "Si on ne veut pas l'appliquer, que l'on se donne au moins les moyens en installant des portiques de détection", insiste Jérôme Rivallin. "Sarkozy l'avait annoncé, les décrets n'ont jamais suivi." Ce midi, peu de parlementaires seront présents. Ils sont retenus à Paris, mais leurs assistants seront là. "Jean-Michel Clément va essayer de se libérer d'une réunion à Charroux. Nous avons contacté Olivier Chartier pour faire venir Jean-Pierre Raffarin à l'origine de l'implantation du centre pénitentiaire, mais on n'a pas de réponse pour le moment", indiquent les syndicalistes. Le président du département, les maires Poitiers et de Vivonne devraient venir ainsi que des conseillers départementaux du secteur

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