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Débrayage au Crédit Agricole

Pendant cinquante-six minutes exactement, une trentaine de salariés du Crédit Agricole ont cessé de travailler.
A l’initiative de l’intersyndicale CGT, Sneca, Sud et Unsa, une trentaine d’employés s’est réunie hier, à 14 h, sur le parking du siège du Crédit Agricole Touraine Poitou, boulevard Winston-Churchill, à Tours.

Ces salariés souhaitent dénoncer leurs conditions de travail et la pression qu’entraînent la concurrence du marché et, donc, les objectifs trop élevés de l’entreprise. « On fait un métier très réglementé, ce qui est déjà une contrainte. En plus, il manque du personnel et les outils ne sont pas toujours assez performants », explique un représentant de la CGT. Avant d’ajouter : « On trouve qu’il y a eu une dégradation cette année. Ça empire, et cela devient très dur. »

Après avoir interpellé la direction, sans succès, les syndicats ont décidé d’organiser ce premier mouvement « pour prendre le pouls ». Ils ne voulaient donc pas pénaliser les clients, d’où le choix de l’horaire. « A cette heure-là, il y a un brief agence.
Nous sommes fermés au public », indique-t-il.
Pour le moment, aucune autre action n’a été annoncée pour les jours à venir. Côté participation, quelque trois cents personnes se seraient mobilisées dans les différents débrayages ayant eu lieu dans les agences d’Indre-et-Loire et de la Vienne.



A Poitiers, les salariés du Crédit agricole ont 56 minutes pour tirer l'alarme Publié le 30/03/2018 à 04:55 | Mis à jour le 30/03/2018 à 04:55 Selon les syndicats, 30 % des salariés ont cessé leurs activités à 14 h sur l’ensemble des agences de Vienne et de Touraine.

Les contraintes économiques n’excusent pas tout. Réunis dans le hall du site administratif du Crédit agricole de la Touraine et du Poitou, environ 150 salariés ont répondu à l’appel des syndicats CGT, Sneca, Sud et UNSA pour un « débrayage » de 14 h à 14 h 56. Une action symbolique pour dénoncer les « mauvaises conditions de travail sans gêner dans un premier temps le service clientèle », selon Laurent Renaud de la CGT. « Ce que l’on demande n’est pas compliqué. Nous voulons nous réunir avec la direction autour de la table et parler de ce “ management par la peur ” dont se disent victimes certains salariés », poursuit Elisabeth Moreau de la Sneca. D’après les organisations syndicales, la médecine du travail aurait recensé plus de 300 arrêts de travail sur les 1.450 postes (CDD inclus) entre Tours et Poitiers. Ils craignent l’ombre du burn-out (surmenage) en raison « des pressions et des tâches surdimensionnées » dûes aux réductions de postes subies ces dernières années (1.429 il y a trois ans contre 1.416 aujourd’hui).

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Newsletter n°21 de l'UNSA-CESE.

Ce numéro laisse une place importante à la vie des CESER. C'est parce que les territoires ont besoin de visibilité qu'il est nécessaire d'impliquer tous les acteurs si nous souhaitons une vision globale de notre société et apporter à tous les mêmes services et les mêmes droits.....

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Ni des nantis, ni des assistés....Les retraités combatifs battent le pavé à Poitiers malgré la pluie !

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Des motifs de mécontentement qui s'accumulent......

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Comme l'avait annoncé le gouvernement à l'automne, la CSG (contribution sociale généralisée) a augmenté de 1,7 point au 1er janvier.

Or, pour les retraités, cette hausse n'est pas compensée et représente une perte pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines d'euros par an pour certains.

Une mesure qui pèse lourd sur leurs finances, déjà affectées par la Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA) de 0,3%, mise en place en 2013, ou encore la suppression de la «demi-part fiscale» des veufs et veuves en 2008.

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Pour défendre sa réforme du système des retraites, Emmanuel Macron a demandé «un effort» aux retraités pour «les plus jeunes générations et pour récompenser le travail».
Mais les plus âgés, apportent depuis longtemps déjà leur aide aux nouvelles générations, à leurs enfants et petits-enfants.

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«Le président de la République parle de solidarité intergénérationnelle, mais il ne s'agit pas de cela.

La solidarité intergénérationnelle ce sont les actifs qui cotisent pour payer les pensions des retraités et acquérir des droits pour leur retraite. 

Là, il y a une perte réelle de pouvoir d'achat» qui se paiera "cash"lors des prochaines élections, quatorze millions de retraités votent.
http://ud-86.unsa.org/public/Manifestations/APPEL_action15mars_86.pdf

"Avé Macron, les vieux auront ta peau", clament des manifestants. "Macron a pensé taper sur une cible qui n'allait pas réagir"

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Comment Emmanuel Macron est-il perçu par les retraités?

"Entre mai 2017 et mars 2018, il a perdu 15 points de confiance auprès des retraités.
Il partait de 59% et atteint aujourd’hui 44%.
C’est la catégorie de population où il a eu la plus forte baisse, et c’est là qu’il était le plus haut.
Au fur et à mesure, de façon progressive, il a connu une baisse assez importante.
La hausse de la CSG est clairement le gros problème entre Emmanuel Macron et les retraités, c’est le sujet principal pour eux.

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Articles sur les ordonnances MACRON

Vous trouverez en PJ les articles suivants sur les ordonnances :

- Ordonnances : disparition du mot « sous-traitance » et autres éléments de novlangue.

- Comment tenter d'éviter la chute du nombre d'élus prévue avec le CSE (comité social et économique) ?

- Ordonnances : faiblesses rédactionnelles et ambiguïtés juridiques.

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L'épuisement professionnel

L'épuisement professionnel est au cœur des préoccupations des salariés et des agents publics. Depuis plusieurs années, les cas de burn out explosent ; d'aucuns pourraient même parler « d'épidémie ». Même si la fourchette est large (entre 30.000 et 3,2 millions de salariés concernés), puisque le burn out n'est pas reconnu comme maladie professionnelle, on sait que de nombreux secteurs d'activité et donc de nombreux salariés et ou agents publics sont touchés.

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